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Antonio Fiori : Une bonne gouvernance?

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« Lorsque l’on fait la synthèse du système redistributif actuel, on constate qu’il est très proche d’une ligne droite », c’est-à-dire qu’en additionnant les impôts réellement payés et en soustrayant les déductions fiscales, tout le monde contribue et reçoit grosso-modo dans les mêmes proportions, explique ce défenseur du revenu universel qui s’est basé sur l’outil de modélisation des économistes Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez développé en 2011. La notion a dû se dessiner déjà avec précision dans les échanges. Dans le monde spiritualiste, vaste et nombreux aussi, les choses se passent tout autrement. La personne lésée, ou sa famille, n’a donc alors qu’à suivre son instinct, à réagir selon la nature, à se venger ; et les représailles pourraient être hors de proportion avec l’offense si cet échange de mauvais procédés n’apparaissait pas comme vaguement soumis à la règle générale des échanges. Les uns partent de l’inorganique et prétendent, en le compliquant avec. Antonio Fiori aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »C’est là le fond de la joie d’amour, lorsqu’elle existe : nous sentir justifiés d’exister ». Certains s’en sont émus au point de parler d’un « cadeau fait aux plus riches ». Il est évident que toute règle logique qui promet ou semble promettre en théorie une exactitude illimitée, ne comporte qu’une exactitude bornée dans la pratique dès qu’elle exige, pour être appliquée, l’intervention de facultés ou l’emploi d’instruments auxquels ne compète qu’une précision limitée. Espace homogène et temps homogène ne sont donc ni des propriétés des choses, ni des conditions essentielles de notre faculté de les connaître : ils expriment, sous une forme abstraite, le double travail de solidification et de division que nous faisons subir à la continuité mouvante du réel pour nous y assurer des points d’appui, pour nous y fixer des centres d’opération, pour y introduire enfin des changements véritables ; ce sont les schèmes de notre action sur la matière. Il n’y a pas de nuance de signification assez fine pour ne pouvoir produire une différence dans la pratique. Comment donc tous les hommes, de langues, de races, de mœurs diverses, répandus sur la surface du globe, la plupart ne sachant pas lire, destinés à mourir sans entendre parler du réformateur, accepteront-ils unanimement la science universelle ? Il s’appuie précisément sur la protection des investissements étrangers de l’Accord de libre-échange nord-américain, Nafta. Plutôt que d’écrire une simple biographie, l’auteur a joué avec les temporalités pour tenter de relever deux défis a priori incompatibles : expliquer la pensée de Law par son contexte économique, social, personnel et théorique et la replacer dans le cours de l’histoire économique pour lui redonner à la fois son épaisseur et son actualité. Comme le dogme de l’âme du monde était presque universellement reçu, et que l’on regardait chaque partie de l’univers comme un membre vivant dans lequel cette âme était répandue, il semblait qu’il était permis d’adorer indifféremment toutes ces parties, et que le culte devait être arbitraire comme était le dogme. La société a le droit absolu d’imposer ces obligations à ceux qui voudraient s’en exempter. Et ce sont, sans surprise, les classes moyennes qui sont un peu plus mises à contributions que les autres. L’humanité primitive a-t-elle conçu le tabou de la même manière que les « primitifs » d’aujourd’hui ? Toute ma vie depuis lors est une expiation. C’est le Destin qui a forgé les armes. Rien n’interdit de penser, avec l’apparition de nouveaux matériaux et revêtements  » intelligents « , que vous ne pourrez pas aussi changer à votre guise et à chaque usage la couleur de l’habitacle et de la carrosserie ! Le réel devient encore une fois l’éternel, avec cette seule différence que c’est l’éternité des Lois en lesquelles les phénomènes se résolvent, au lieu d’être l’éternité des Idées qui leur servent de modèle. Le contraste est frappant dans bien des cas, par exemple quand des nations en guerre affirment l’une et l’autre avoir pour elles un dieu qui se trouve ainsi être le dieu national du paganisme, alors que le Dieu dont elles s’imaginent parler est un Dieu commun à tous les hommes, dont la seule vision par tous serait l’abolition immédiate de la guerre.

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