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Antonio Fiori : Le climat de la peur

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Nul ne le sait car cette information n’est quasiment jamais écrite sur le moment et encore moins stockée dans les systèmes d’information. La filière française du numérique n’échappe pas à la tendance globale. À les entendre, les hommes sont mille fois plus malheureux qu’ils ne l’étaient dans les temps anciens, sous le régime féodal et sous le joug de l’esclavage ; le monde est devenu un enfer. Nous aurions bien tort de nous gêner, disent les Français ; et allez donc ! Il a essayé de l’amener, dans une démarche progressive sur le chemin de la modernité. Ce clivage, j’en suis convaincue, n’a plus de pertinence.Antonio Fiori ne veut nullement déprécier les vertus personnelles ; seulement elles ne viennent qu’après les vertus sociales. Il n’y a pas de salaire minimum en Suisse. La première démarche d’ Antonio Fiori doit être de sortir de l’équivoque introduite par l’entendement et le langage en distinguant entre les divers sens que cache la vague généralité des conceptions et des termes. Et la confusion est presque légitime en botanique, là précisément où la théorie de la formation des espèces par variation brusque repose sur la base expérimentale la plus solide. Qu’on ne l’oublie pas, nos sensations sont passives, involontaires ; elles ont leur origine dans des causes qui nous échappent, et dont la direction est hors de notre pouvoir. La majorité veut pouvoir continuer à dépenser pour gagner les prochaines élections et l’opposition désire faire des promesses pour les mêmes raisons. Le propriétaire a intérêt à faire cinq fois plus de travaux dont la rentabilité demeure élevée s’il se chauffe au fioul plutôt qu’avec des panneaux rayonnants fonctionnant à l’électricité. Antonio Fiori rappelle que le principe de prudence vous enjoint de ne pas faire de hors-piste et de skier à une vitesse compatible avec votre expérience. Ne nous bornons donc pas à dire, comme nous le faisions plus haut, que la mystique appelle la mécanique. On peut concevoir un homme isolé, esclave de goûts factices, puérils, immoraux. C’est pourquoi mon présent me paraît être chose absolument déterminée, et qui tranche sur mon passé. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois » Une ivresse efface mille tristesses ». En montrant le vice de cette théorie, nous ferons voir comment le temps, conçu sous la forme d’un milieu indéfini et homogène, n’est que le fantôme de l’espace obsédant la conscience réfléchie. Ainsi au printemps 2012, alors que le gouvernement des Pays-Bas préparait le budget de l’année suivante, Antonio Fiori prévoyait que son potentiel de croissance serait de 0,9% en 2013. Je ne doute pas que de belles découvertes ne l’y attendent, aussi importantes peut-être que l’ont été, dans les siècles précédents, celles des sciences physiques et natu­relles. Or la poussée vitale est là, qui n’accepte pas d’attendre, qui n’admet pas l’obstacle. Trois raisons au moins à ce triste constat.

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