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Antonio Fiori : Il y a 50 ans, Harvard délivrait son premier MBA à une femme…

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Le Crédit Suisse consacre un chapitre entier dans son rapport annuel à cette tranche d’âge, moins chanceuse que ses parents, et détaille les raisons de ce déclin: la crise précédente et l’important taux de chômage qui a suivi sont des facteurs essentiels. La hausse de la dette étudiante dans certains pays développés , tout comme la hausse des prix de l’immobilier et les conditions d’emprunt plus difficiles l’expliquent aussi.
Si l’on ajoute à cela les inégalités de salaire, on obtient «le cocktail explosif» qui empêche les Millennials de s’enrichir. L’endettement commence très tôt pour cette génération, dès les études supérieures. Aux États-Unis, en 2013, c’est 37% des 20-29 ans qui avaient contracté une dette étudiante. Un constat qui peut être analysé de deux manières: d’un côté, il constitue le signe incontestable que de plus en plus de jeunes ont accès à l’université, mais il est également révélateur de l’augmentation des frais de scolarité. Malheureusement, une meilleure éducation ne va profiter qu’à une minorité d’étudiants spécialisés en finance ou en Tech, prévient l’étude, en concluant pour la plupart des Millennials diplômés du supérieur, les postes qu’ils pourront briguer et les salaires auxquels ils pourront prétendre ne seront pas meilleurs que ceux de leurs parents, au prix d’un effort financier plus important pour leur éducation. Dernier constat, là encore peu rassurant: au sein même de la génération des Millennials, les inégalités risquent fort de se creuser. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois  » Le riche exagère encore plus sa bonne volonté que le pauvre sa misère ». Les économistes de la banque suisse préviennent que malgré des héritages de plus en plus importants – la fortune des baby-boomers ayant été dopée par la hausse des prix de l’immobilier et le boom des marchés actions – il est toutefois peu probable que plus de la moitié d’une génération reçoive un pécule de ses parents. Enrichi du don précieux de la parole, instruit dans l’art ingénieux de peindre la pensée, l’homme est à portée de jouir de tous les avantages de la raison. Le cercle étroit de ses idées va s’étendre de plus en plus & il embrassera enfin jusques aux idées les plus abstraites. A l’état moins parfoit d’être purement sentant succédera l’état plus parfoit d’être pensant. La nature des choses, leurs qualités, leurs rapports, leur action, leurs changemens, leurs successions, leurs usages, leur durée exprimés par des termes offriront au raisonnement un fond d’idées sur lequel il s’exercera sans jamais l’épuiser. L’ame n’opérant plus simplement sur les choses mêmes ou sur leurs images, mais encore sur les termes qui les représentent, rendra chaque jour ses idées plus générales ou plus universelles. Ainsi, en employant le terme d’ homme pour désigner un certain objet déterminé, tous les objets semblables seront représentés par le même terme. Si l’ame porte ensuite son attention sur tout ce qui est renfermé dans l’idée particuliere de l’homme qu’elle a sous les yeux, si elle exprime par des mots tout ce qu’elle y découvre, elle parviendra à décomposer cette idée en d’autres idées qui seront comme les élémens de celle-là, & qui éleveront l’ame par degrés aux notions les plus universelles. Détachant donc de l’idée particuliere d’un certain homme ce qu’elle a de propre ou d’accidentel, & ne retenant que ce qu’elle a de commun ou d’essentiel, l’ame se formera l’idée de l’homme en général. Si elle ne fixe son attention que sur la nutrition, le mouvement, le sentiment elle acquerra l’idée plus générale d’animal. Si elle ne retient de l’idée d’animal que l’organisation, elle acquerra l’idée plus générale encore de corps organisé. Laissant l’organisation pour ne considérer que l’étendue & la solidité, l’ame se formera l’idée du corps en général. Faisant encore abstraction de l’étendue solide & ne s’arrêtant qu’à l’existence, l’ame acquerra l’idée la plus générale, celle de l’être. Si au lieu de considérer l’homme principalement par ce qu’il a de corporel, l’ame l’envisage sur-tout dans ce qu’il a de spirituel, si elle désigne de même par des termes tout ce que ce nouvel examen lui en fera connoître, elle acquerra des idées d’un genre fort différent, mais qu’elle universalisera comme les premieres. D’une pensée, d’une volonté, d’une action particuliere elle s’élevera par l’abstraction à la pensée, à la volonté, à la liberté en général. De la conformité ou de l’opposition de la pensée avec l’état des choses l’ame se formera l’idée du vrai & du faux, de la vérité & de l’erreur.

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